Tu te souviens de cette nuit, assis tous les deux sur le bord du trottoir ?
Qu’on rigolait, parce que rigoler fait moins mal que pleurer,
Qu'on buvait du rhum chez ce bon vieux Gus,
Même si on savait que l'alcool attise le chagrin, ne l' éteint pas….
J'aurais voulu écrire quelque chose dans la doublure de ton manteau,
Par exemple où tu peux toujours me trouver si tu as envie de prendre un verre…
Tu te souviens que je t'ai raconté comme un adieu pouvait être pénible?
Comme c'est lent un train qui part,
comme c'est long les derniers signes de la main avant qu'il devient un tout petit point à l'horizon…..
Et comme il sera tard avant que tu quittes ton verre dans le café de la gare…
J'étais ridiculement sentimentale, cette nuit là.
Je voulais faire l'amour avec toi pour la dernière fois, et dieu sait qu'il s'en est fallu de peu…
Personne cette nuit là n’était aussi fou que nous , nous deux…
Et bizarrement, ce n'était pas si pénible que ça….
Ce qui s'est passé après, jamais personne le saurait,
Il faisait très froid, et nous, nous allions nous dire adieu…
La rue était complètement déserte….
J'aurais voulu pleurer très doucement, mais même cette envie s'envolait….